BIOGRAPHIE

Marie-Pierre CABURET (Mapie)  

   

Quand j’étais petite, j’ai voulu être maîtresse d’école (comme tout le monde), puis écrivain (sans oser croire en moi), puis ethnologue (l’intérêt pour les autres, déjà), puis psychologue…

Habitant dans un village, j’ai eu la chance d’assister aux dernières veillées avant que la télévision ne fasse définitivement ( ?) écran entre les humains. Les soirs d’été, le voisin s’asseyait sur son banc, devant la maison. C’était le signal. Les vieilles personnes du voisinage arrivaient avec leur chaise. J’étais la seule enfant. Pas d’adultes (ils étaient devant la télé, ou à l’usine). La soirée commençait, à parler de tout, de rien, à échanger des nouvelles. Puis l’obscurité glissait vers nous, la chauve- souris passait, zigzagante. Alors nous pouvions commencer à demander au voisin de raconter. Il se faisait prier, toujours un peu. Et c’était parti pour « le temps où le tramway arrivait jusqu’à Nommay ».

Taciturne et taiseux, (il m’intimidait), ce vieil homme avait une verve incroyable lorsqu’il se mettait à conter…Comme s’il devenait quelqu’un d’autre. Ou lui-même ?

Voilà, c’est peut être ça, mon premier petit caillou sur le chemin des contes. Quoique…

Puis l’adolescence, les copains, l’entrée dans la vie active, le métier d’institutrice et la découverte de la pratique du théâtre. Une vraie bulle d’oxygène.

Je croyais que j’avais trouvé ce que je voulais faire.

Et non ! Seulement un passage…

Un enfant, 2 enfants… La découverte de la littérature jeunesse. Reprise d’études, pour devenir psychologue.  Diplômée, changement de métier.

Et, dans le même temps, (comme par hasard ?) la découverte des contes. De l’art du conteur…

Multiples formations auprès de conteurs que j’apprécie. Beaucoup. Et que je voudrais remercier ici pour leur générosité et leur talent de pédagogue.

Celui qui m’a vraiment ouvert la porte des contes : Michel Hindenoch.

Et aussi : Pépito Matéo, Catherine Zarcate, et tous ceux qui sont venus à La Lueur. Pardon de ne pas les citer tous.

Me voici conteuse. Depuis 1996.

Ce métier cristallise pour moi mes rêves d’enfant : je suis écrivain (oral !), l’ethnologie est tout près et toutes mes recherches en psychologie ont porté sur les contes…

Avec, en cours de parcours, la création de « A La Lueur des Contes », qui grandit, qui grandit, et le plaisir de travailler en équipe.

En prime, les contes ont glané la musique, laissée au bord de ma route (enfant, j’ai appris à ouvrir mes oreilles au conservatoire). Du coup, musiques et musiciens prennent une part importante dans les spectacles que je crée.

2010…Le chemin des contes est long, le vrai dire est une quête, c’est bien ainsi.

« La plus grande récompense pour toutes choses, c’est d’avoir l’occasion de continuer à le faire, encore … »